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Ça ressemblait à quoi, un vibro du 19e siècle ?

Le Manipulator, le Marteau de Granville ou encore le Chattanooga, retour sur les ancêtres de votre Rabbit adoré.

Jusqu’au début du 20e siècle, les médecins prescrivaient aux femmes frappées d’hystérie des séances de « pénétrationnisme », où il s’agissait d’oindre le sexe féminin d’huiles et de le masser longuement jusqu’à atteindre l’orgasme. Il faut d’ailleurs noter que les docteurs ne considéraient pas cela comme un orgasme, persuadés à l’époque qu’il ne pouvait être atteint que par une pénétration vaginale en bonne et due forme.

La tâche était longue et fastidieuse, souvent reléguée aux infirmières, et dès le début du 19e siècle on tente d’automatiser la chose, notamment en Allemagne où une clinique fort courue propose à ses pensionnaires ravies des massages du périnée à grands renforts de jets d’eau.

C’est en 1867 que le tout premier modèle de vibromasseur apparait grâce aux avancées de la révolution industrielle. Il s’agit d’une longue table munie d’une balle vibrante en son centre, sur laquelle les femmes placent leur vulve. Le tout est alimenté par un moteur à charbon ou un sytème de pédale, ce qui est relativement peu pratique. Théodore Granville, inventeur du Marteau du même nom, diminuera la taille de l’objet en la réduisant à celle d’un fer à vapeur.

C’est ensuite l’électrification des appareils ménagers qui fera faire un grand bond à l’industrie des vibromasseurs, les rendant même portatifs. le vibromasseur est d’ailleurs le 5ème produit ménager à devenir électrique, juste après le grille-pain et 10 ans avant l’aspirateur. Les publicités s’en donnent à coeur joie et promettent « à chaque femme la quintessence de la jeunesse éternelle» ou encore « grâce à lui, vous sentirez palpiter en vous tous les plaisirs de la jeunesse. »

On pourra noter des modèles comme la «machine de massage électrique » du docteur John Butler, sortie en 1888, ou bien les «électrodes vaginales»«l’excitateur vulvo-utérin», ou «l’électro-spatteur», en 1901, doté d’une «fourchette vibrante».

Mais la Rolls-Royce du sex-toy, coûtant plus de 200 dollars de l’époque, est cette énorme machine qui répond au doux sobriquet de Chattanooga.

Le 69 la position des complexes !

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