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Comment bien « dirty talk » ?

Le « dirty talk », ou « parler sale », c’est cet art qui consiste à glisser dans le creux de l’oreille de son ou sa partenaire, des mots aussi doux que scabreux dans la perspective de lui faire gravir quelques échelons sur l’échelle sismique de l’excitation. Et contrairement à une idée reçue, relayée par le cinoche et le porno, il ne s’agit pas d’un concours de gros mots à vous faire regretter votre pire imitation du syndrome de Gilles de la Tourette. (Ne faites pas les innocents, vous savez de quoi je parle.)

Le « parler sale » serait plus proche d’une forme de poésie. Le titre est d’ailleurs trompeur, l’intérêt n’étant pas de dire des choses « sales » (sauf délire scato), mais d’exprimer des pensées crues. Voici donc quelques conseils pour devenir un expert du verbe cochon.

Prendre la température 

Tout le monde n’étant pas loquace, ou porté sur la conversation pendant la bataille, il est toujours judicieux de s’assurer du mood d’autrui avant d’éructer un  » Bouffe ma belle chatte/queue, sale petit(e) dévergondé(e) ! » Et comme toujours, le mieux est de verbaliser ses envies : « Tu es bavard(e), pendant l’amour ? », « Tu aimes les mots coquins ? », etc.

Dire des choses simples

D’aucuns diraient que la poésie n’aspire qu’à décrire l’essence des choses, sans emphase et sans fioritures. Le »dirty talk », c’est un peu pareil. Le but n’est pas d’inventer des allusions et des métaphores douteuses pour signifier son plaisir. Au contraire, il faut avant tout exprimer ses envies, ses désirs, son plaisir de la manière la plus crue, la plus directe, la plus littéralement sexuelle qui soit. Le reste, injures, sous-entendus, grossièretés, n’est finalement que ponctuation.

Se montrer indulgent

Lorsqu’on dit des cochonneries au plumard pour la première fois, on est souvent un peu mal à l’aise. Idem quand on les entend et qu’on y répond. De fait, chacun se doit de se montrer indulgent et de ne pas s’esclaffer ou pire, se vexer, à chaque réponse de l’autre. Si votre partenaire adopte spontanément le vouvoiement et un vocabulaire désuet, jouez-la Marquis de Sade. Si, au contraire, l’autre verse copieusement dans l’insulte, soyez d’autant plus direct. On finit toujours par trouver la bonne longueur d’onde.

Eviter les mots qui fâchent

Emporté par l’élan du moment, on peut se retrouver à dire innocemment tout ce qui vient, y compris des propos qui, interprétés, peuvent heurter malgré eux l’amour-propre de son ou sa partenaire. Ainsi, avant de ponctuer ses coups de boutoir d’un péremptoire « T’aimes ça, la bite, hein ? Grosse salope ! », il convient donc de se modérer. Si « salope » est tout à fait dans l’esprit du jeu, le terme « grosse » pourrait écorcher la sensibilité d’une demoiselle complexée par ses kilos. Mais, ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autre. En outre, veillez à contourner les tournures blessantes.

Enfin, un dernier conseil pour la route : soyez inventif. Le plaisir naît de la surprise.

Les Love Hotels, c’est quoi ?

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