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Doit-on feindre l’orgasme ? (Si oui, comment ?)

Dans un monde idéal, la guerre aurait été abolie, la famine serait un lointain souvenir, le réchauffement climatique nous offrirait un été indien permanent partout sur la planète et tout le monde jouirait à chaque rapport sexuel. Le fait est que l’on ne vit pas dans un monde idéal ; et si l’on est bien impuissant à endiguer les conflits armés, la pénurie de ressources et la catastrophe environnementale à venir, il est en revanche toujours possible de feindre l’orgasme, pour préserver l’utopie. Mais doit-on réellement duper son partenaire afin de sauvegarder ce qu’il reste de beauté dans nos vies ?

Dans l’absolu, non. Mais après tout, il n’y a rien de bien méchant à offrir un petit peu de spectacle à sa moitié, plutôt maladroite côté plumard, histoire d’enjoliver son quotidien. Donc la simulation, pourquoi pas ? Mais encore faut-il bien faire les choses, sous peine de décevoir.

Le secret d’une bonne simulation, c’est la subtilité. Oubliez les cris de jouissance déjà à peine crédible dans les pornos. Préférez les soupirs, les petits gémissements, voire les grognements si vous voulez la jouer « Actor Studio ». Dans l’absolu, évitez même de trop verbaliser. Si vous preniez vraiment tant de plaisir, vous ne disserteriez pas autant sur le sujet.

Autre astuce, la crispation. Attention, on n’est pas pour autant dans un concours de gainage, mais le véritable orgasme, celui qui bouleverse, tétanise le corps lorsque la vague de plaisir déferle.

Subtil, on a dit.

Enfin, ménagez l’après. Le charme se rompt si, après avoir convulser comme un(e) damné(e), on se lève comme si de rien n’était pour aller boulotter des chips devant la téloche. Quelques mots doux, un petit remerciement, vous pouvez même tenter le regard perdu dans le vide façon « introspection transcendentale post-coït ».

Point de trahison ici. Le sexe est un jeu, et c’est justement lorsqu’on le joue à fond qu’on se surprend à vraiment s’éclater !

Pourquoi certaines femmes sont dites « femmes fontaines »?

Admettons-le, le sextoy non-genré est une idée débile !