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Doit-on craindre l’abominable « vagin d’hiver » ?

Les conditions de santé de nos appareils génitaux changent-elles au gré des saisons ? L’idée peut sembler absurde, mais après tout, le volume du pénis augmenterait légèrement durant l’été. Le vagin pourrait-il alors souffrir des frimas de l’hiver ? Si oui, doit-on chausser les pneus neige ?

C’est un phénomène plutôt familier ; en hiver, le temps sec favoriserait les gerçures labiales. De là à transposer ce désagrément à un niveau plus intime, il n’y a qu’un pas que franchit allègrement Mary Burke, anciennement sage-femme au NHS, le service de santé britannique, relayée par le Sun. L’hiver serait donc propice aux sécheresses vaginales, d’où l’intérêt de s’oindre les parties de crème hydratante.

Pour la gynécologue Jen Gunter, tout ça, c’est du bullshit. Elle s’en amuse même dans un post sur son blog moquant l’article du tabloid : « l’air serait si sec dans les maisons du Royaume-Uni qu’il aspirerait même l’humidité directement depuis votre vagin ! » En réalité, selon elle, rien de tout cela n’est fondé. Si l’été pourrait effectivement favoriser les IST chez les dames, du fait de porter des maillots de bains moulants et mouillés à longueur de journée, il n’en est rien en hiver.

L’extérieur du corps est effectivement sensible à la fraîcheur sèche de l’hiver. En revanche, l’intérieur n’est absolument pas concerné, même au fin-fond de la Sibérie. Et pour cause ; le vagin est en permanence recouvert d’un film de mucus, qui le protège de la déshydratation. En outre, ces sécheresses locales sont sans doute bien plus dues à une condition dermatologique particulière qu’à l’approche du solstice.

En clair, couvrez-vous plutôt le bout du nez

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