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Est-ce que le sexe, ça pue ?

C’est bien connu ; le sexe, c’est sale ! Et pour cause, le concept consiste quand même à trifouiller des appendices et des orifices aux fonctions inavouables dans une orgie de fluides corporels divers et variés. Beurk ! Pour autant, peut-on vraiment dire que ça pue ?

Quiconque s’est déjà essayé à la chose comprend l’ambiguïté de cette question. Effluves de sueur, salive séchée, liquide séminal et sécrétion vaginale, sans oublier les relents d’ammoniaque et le bouquet anal, on est assez loin du N°5. Et pourtant, ce cocktail est-il réellement désagréable ? Non, on le tolère avantageusement, voire même, on s’en délecte.

C’est en fait l’une des spécificités les plus intrigantes du sexe : on renoue avec ses instincts les plus primitifs. Ainsi, l’odeur du sexe, aussi chargée soit-elle en composés a priori dégoûtant, est également très riche en phéromones, ces molécules conçues par la nature pour favoriser l’attirance olfactive et sexuelle entre les êtres. L’excitation sexuelle change donc légèrement la chimie du corps, qui sécrète des fluides aux notes particulières, uniques. C’est pourquoi la transpiration d’excitation sent différemment de la transpiration d’effort ou de peur. Telle une bête sauvage, on fait alors fi des relents amers pour se délecter du musc de l’autre.

Est-ce que le sexe, ça pue ? Oui ! Mais, au fond, c’est un peu ça qu’on aime.

100 millions d’années, l’âge du plus vieux spermatozoïde au monde !

Des sextoys dans un champ de maïs