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Et le sexe spatial, dans tout ça ?

Dans l’espace, personne ne vous entendra gémir.

À l’époque des compagnies low-cost et de la démocratisation de l’aviation, le mile-high club, soit la communauté des gens qui ont déjà fait l’amour dans un avion, est devenu aussi fréquenté que la plage de la Grande Motte un samedi de juillet. Mais tout n’est pas perdu si vous avez l’esprit d’un pionnier et voulez défricher des sentiers encore vierges dans l’histoire de la sexualité.

Il reste en effet un endroit où jamais un pénis n’est entré dans un orifice, jamais une langue n’a titillé un clitoris, jamais un tourniquet bulgare n’a été effectué dans les règles de l’art, et ce lieu c’est l’immensité infinie du vide intersidéral.

Du moins c’est ce que prétendent les agences spatiales du monde entier. Il y a bien une rumeur tenace de galipettes cosmiques concernant la cosmonaute russe Svetlana Yevgenyevna Savitskaya et un de ses collègues à bord de Saliout 7 en 1982 mais rien n’a jamais été confirmé par les autorités compétentes. Ou encore en 1992 lorsque Jan Davis et Mark Lee, deux astronautes américains qui s’étaient mariés en secret quelques mois avant leur mission, sont partis ensemble sur la navette Endeavour. La NASA a interdit par la suite un tel cas de figure, ce que certains esprits mal placés avaient pris comme l’aveu que le couple avait été le premier à s’envoyer en l’air là où tout n’est que froid, silence et absence de volupté.

Mais revenons à des considérations plus terre-à-terre. Est-il seulement physiologiquement possible de se livrer au sexe en apesanteur ? Déjà, l’absence de gravité altère la circulation du sang dans le corps et le fait migrer du bas vers le haut du corps. À moins d’avoir un pénis sur le front, le maintien d’une érection est donc un exercice périlleux. Ensuite, la puissance du moindre coup de rein est démultipliée et risque d’envoyer votre partenaire à l’autre bout de la navette. Sans compter que dans l’espace, la sueur provoquée par un effort physique reste collée à la peau et rendra votre partenaire aussi glissant qu’une loutre dans un bain de vaseline.

Malgré ces quelques contrariétés, la course à qui seront les premiers êtres humains à faire l’amour dans l’espace reste hautement concurrentielle. en 2008, Virgin Galactic avait refusé une offre d’un million de dollars pour réaliser un film X à bord de l’une de ses navettes. Peut-être qu’Elon Musk sera moins inébranlable ?

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