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Faut-il jeter ses préservatifs dans les toilettes ?

D’accord, personne ne veut laisser traîner une capote usagée dans sa poubelle, mais les toilettes sont-elles vraiment la solution ?

Si vous êtes un homme, vous connaissez ce moment quelque peu gênant qui arrive juste après l’éjaculation lorsque vous portez un préservatif. Il faut sortir de votre bien-aimé(e) avant d’avoir trop ramolli et risquer de perdre le morceau de latex dans les tréfonds de ses entrailles et tenter de conserver un semblant de dignité en se levant et ôtant le capuchon en prenant garde à ne rien renverser. Vient alors la question cruciale pour se débarrasser du colis : poubelles ou toilettes ?

Le problème avec la poubelle, c’est qu’il peut se passer plusieurs semaines avant qu’elle ne soit vidée, et personne n’a envie d’avoir un préservatif usagé et rempli de semence chez soi aussi longtemps. Surtout si vous le mettez dans la poubelle de la salle de bains, plus rarement vidée que celle de la cuisine, par exemple.

Faut-il avaler ou recracher ?

En outre, vous n’avez pas envie que votre mère, votre belle-mère, votre régulière ou un invité quelconque ne tombe sur l’objet du délit en voulant se servir de la poubelle en question après un passage dans votre salle de bains.

Pour autant, il faut résister à l’envie de le balancer dans les toilettes. C’est mauvais pour vos toilettes et mauvais pour l’environnement.

D’abord parce qu’il peut facilement se coincer dans un tuyau, entre la cuvette et les égouts. Et comme le but d’un préservatif est d’empêcher les fluides de le traverser, il risque fort de boucher vos toilettes. Les capotes sont ainsi citées par les plombiers parmi les objets les plus fréquemment responsables quand une canalisation est bouchée.

Par exemple, la combinaison de préservatifs, de lingettes humides et de graisses diverses est appelée, dans le milieu des plombiers, un « fatberg ». Soit un amas repoussant capable de boucher des canalisations. En 2018, les égoutiers de Londres ont ainsi lutté contre un énorme fatberg de 130 tonnes ! 

Ces mêmes égoutiers parlent aussi de la multitude de préservatifs qui flottent à la surface des canaux, remplis d’air. Pour ces poissons de plastique, la fin du trajet est l’océan, où ils finiront par être avalés par des animaux marins. Par exemple, un pêcheur italien a ainsi récemment trouvé une capote dans la dorade qu’il venait de pêcher.

Heureusement, il semblerait que peu de gens aient pris la mauvaise habitude de balancer leurs préservatifs aux toilettes. Une étude britannique de 2013 évalue ce pourcentage à 3% de la population. Mais sachant qu’environ 5 milliards de préservatifs sont vendus chaque année, cela fait tout de même 150 millions de capuchons qui bouchent les canalisations ou finissent dans l’océan.

Donc si vous ne voulez pas payer un plombier le prix fort ou empoisonner une tortue marine, jetez vos capotes à la poubelle, quitte à les vider plus régulièrement ! 

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