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Histoire de la sexualité : le libertinage.

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Libertinage, échangisme, nudisme, naturisme, sexualité de groupe, candaulisme : autant de mots que l’on entend pour parler d’une sexualité ou un comportement différents de la majorité des Français.

Souvent employés à tort, ils ont parfois été galvaudés, quand ils n’ont pas tout simplement perdu leur sens originel.

Alors de quoi parle-t-on vraiment ? Nous allons tenter de répondre à cette question avec cette fois l’expression la plus utilisée aujourd’hui : le libertinage.

« Je suis libertine, je suis une catin » chantait Mylène Farmer dans une chanson très célèbre. Mais pas certain que si on disait à une femme qui se dit libertine qu’elle est une catin, elle apprécie le compliment.

D’autant que si on regarde la définition de ce dernier mot, on lui trouve généralement le mot prostituée comme synonyme : pas question pour nous d’associer les deux termes.

Alors le libertinage qu’est ce que c’est ?

D’abord, ce n’est pas une idée nouvelle, et si l’on se dispute pour savoir à quand remonte l’origine de cette expression, on pourra considérer sans trop se tromper que ce courant de pensée (car c’est bien de cela dont il s’agit) est apparu en Italie au XVIe siècle comme un rejet de l’autorité religieuse.

Il ne s’agissait en rien de sexualité mais plutôt de philosophie, de liberté d’esprit et de rejet de toute forme de dogmatisme.

Et finalement le libertinage était plutôt réservé aux intellectuels de l’époque, des érudits et des philosophes qui remettaient en cause toute forme de religion, lui préférant la raison et le matérialisme : le libertin ne reconnaissait aucune autorité supérieure à celle de sa conscience.

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La sexualité est associée au mot libertinage à partir du XVIIIe siècle quand des auteurs comme Laclos, Sade ou Crébillon décrivent, à travers des comportements, une liberté de penser et d’agir qui se manifeste par une dépravation morale et une recherche égoïste du plaisir. Et c’est généralement une histoire d’hommes.

La femme est une proie qu’il faut dans un premier temps chasser en utilisant des formules, des expressions extrêmement subtiles, pleines d’allusions et de finesse : la femme victime tombait en pamoison et pouvait « passer à la casserole » (expression moderne bien sûr).

Ce qui est intéressant de constater est que les actes, décrits dans ces livres, relèvent soit de l’initiation, où c’est la pucelle qu’il faut pervertir avant le mariage comme dans les « Liaisons dangereuses », soit de la soumission comme dans « Justine ou  les infortunes de la vertu ».

Mais il ne peut en aucun cas s’agir d’une sexualité commune, que l’on qualifierait aujourd’hui de bourgeoise.

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Depuis la Révolution Française, le libertinage a perdu de son sens critique, pour ne laisser place qu’à une forme de dépravation morale sans aucun sens critique.

Et même si quelques auteurs du XX siècle se revendiquaient comme libertins et pour « l’amour de la vie, des idées et de la liberté », on voit bien que le mot aujourd’hui parle plus de sexualité que de cette liberté d’esprit et ce sens critique qui animaient les premiers libertins.

Il semblerait que l’on ait en quelque sorte oublié la liberté de penser pour ne penser qu’au plaisir égoïste.

Désormais, être libertin, c’est souvent pratiquer une sexualité de groupe, du mélangisme,  et fréquenter les clubs échangistes qui sont devenus en quelque sorte plus chics voire respectables en s’appelant clubs libertins.

Certains psy considèrent qu’il existe quatre formes de libertinage : la première est le libertin romantique, avec des relations sexuelles amoureuses mais qui ne seraient pas destinées à durer, à l’image d’un Casanova.

Ensuite il y a le libertin sex-addict, qui ne pourrait vivre sans sexualité, ce qui ne veut pas dire qu’il va courir partout à la recherche de partenaires. Il peut cependant vivre son addiction avec la même personne si elle peut répondre à ses besoins.

Ensuite, on trouve le libertin pervers comme Dom Juan ou Sade.

Enfin le libertin prédateur : lui n’a pratiquement aucun sentiment pour ses partenaires sexuels, se comportant plus en dominateur indifférent à la personne. Mais là on n’est pas loin des psychopathes…

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