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Huruhuru, la bière au petit arrière-goût de poil

Si vous vous frottez le derche avec du Tahiti douche tous les matins – ou du Ushuaïa, pour ce que ça change -, vous savez qu’avec une touche d’exotisme, on pourrait vous vendre à peu près n’importe quoi. Aussi, les marketeux sont souvent tentés de nous refourguer leur tout dernier produit (le même que l’ancien, mais plus cher), en le baptisant d’un nom aux consonances étrangères, synonyme de voyage des sens. 

C’est ainsi que la brasserie Hell’s Basement, canadienne au demeurant, a eu la brillante idée de baptiser sa bière de conception néo-zélandaise d’un nom maori : Huruhuru, traduction littérale de « plume », pour la légèreté du breuvage. Le souci avec les langues étrangères qu’on apprend sur Google Trad, c’est qu’on ne connaît pas les sens étendus ou argotiques de leurs vocables si chatoyants. En l’occurence, si « huruhuru » fait effectivement référence aux plumes ou au plumage, par extension, le terme peut aussi désigner la toison. Et là, vous le voyez venir gros comme un deuxième ligne des All Blacks…

Evidemment, quand un Maori évoque son « huruhuru », il fait allusion à sa toison pubienne. Et bonjour la bière subtilement parfumée au poil. À noter qu’une entreprise textile avait déjà fait la boulette en nommant de la sorte un cuir « doux comme une plume »…

Un conseil donc aux créatifs de tous poils : votre langue natale regorge sans doute d’épithètes aussi méconnus que séduisants, inutile d’aller chercher ailleurs. S’essayer à des dialectes qu’on ne maîtrise pas reste le meilleur moyen de dire des conneries.

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