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Je tombe sur son porno. Que faire ?

Le couple, c’est un peu plus que de tendres câlins, des moments d’extase et des confessions sur l’oreiller. C’est aussi se croiser aux toilettes, ramasser les chaussettes sales, se tromper de brosse à dents, virer les cheveux du siphon de la douche. Bref, vous l’aurez compris ; la vie à deux, c’est partager le quotidien de quelqu’un qui a sa petite routine, ses incorrigibles défauts, ses insondables secrets. Aussi, il peut tout a fait arriver que l’on pénètre malgré soi dans le jardin secret de sa moitié.

Au détour d’une navigation, à la faveur d’un clic malencontreux, on tombe sur le site de boule préférentiel de « Namour ». Alors évidemment, on farfouille un peu, moins par vice que par sincère curiosité pour son âme sœur. Et là, c’est le drame ! Qu’il s’agisse de gang bang hardcore sadomasochiste ou de littérature érotique mettant en scène des dinosaures (si, si, ça existe), on s’aperçoit que « Chaton » a des délires sexuels franchement chelous, voire franchement malsains. Que faire ?

Déjà, s’assurer de la légalité du contenu ; inutile de poursuivre sa love-story avec le prochain « boucher de l’Yonne ». Ensuite, si tout est bien virtuel et/ou consenti, on se questionne.

A-t-on envie d’en discuter ? Les fantasmes sont une part extrêmement intime de l’être. Interroger l’autre à ce sujet, c’est être prêt à évoquer les siens.

Est-on concerné ? Avoir des fantasmes n’implique pas nécessairement de vouloir les vivre, a fortiori avec son partenaire. Aussi dur pour l’égo que ça puisse sembler, « Bébé » ne s’imagine pas forcément en train de poser des pinces « croco » sur les tétons de l’élu de son cœur ou de le voir transformé en ptérodactyle.

Pourrait-on s’y convertir ? Tout fantasme est une perspective, un prisme à travers lequel regarder la sexualité. Aussi, avec un peu d’ouverture d’esprit, il est possible de percevoir les attraits de délires coquins étrangers aux siens.

Une fois cette petite introspection effectuée, la marche à suivre dépend de chacun. Quitter l’autre, taire ce moment gênant, ou mettre les pieds dans le plat, des désirs de partage plein la tête, tout est possible, tout est légitime. Rappelez-vous simplement que ce n’est jamais que du porno. Ça ne change rien ni aux moments d’extase, ni aux chaussettes sales…

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