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La Corée du Sud entend lutter contre la montée en flèche de la vengeance porno

Véritable phénomène mondial, la vengeance porno, aussi connu sous le nom de « porno vengeur », consiste à poster sur le web des vidéos intimes de son ex.

Aux Etats-Unis, près de 2% des utilisateurs d’Internet auraient déjà été victimes de la vengeance porno : mais si ce phénomène semblait en recul, il n’en va pas ainsi en Corée du Sud. En 2016, 7325 demandes de retrait de vidéos intimes ont ainsi été enregistrées, soit quatre fois plus qu’en 2012.

Dans ce pays d’Asie, la vengeance porno est d’ailleurs prise très au sérieux tant les conséquences sociales sont gravissimes. On ne compte effectivement plus les femmes victimes de ces pratiques qui restent cloîtrées et dépriment en attendant que leurs vidéos « porno » soient retirées d’Internet.

Il faut dire qu’en Corée du Sud, de nombreux adolescents et jeunes hommes prennent un malin plaisir à humilier en ligne de jeunes et jolies femmes. S’il s’agit souvent de leurs ex, ils arrivent aussi que ce soit des inconnues filmées à leur insu dans les cabines d’essayage ou les toilettes publiques.

Si la vengeance porno a autant la cote, c’est que jusque-là, poster des vidéos de son ex nue en train de faire l’amour ou de tailler une pipe n’est que peu sanctionné en Corée du Sud. Dans 6% des affaires seulement, une peine de prison est prononcée alors qu’une amende d’un montant dérisoire fait office de sanctions dans 65% des situations. Autrement dit, détruire la vie d’une femme ne coûte pas grand-chose au Pays du matin calme.

Mais les choses vont changer puisque le gouvernement entend bien lutter plus fermement contre la vengeance porno. Un plan d’action devrait ainsi être mis en place prochainement et une loi visant à sanctionner d’une peine de prison ceux qui ont recours au porno vengeur devrait être promulguée prochainement.

En attendant, les Sud-Coréennes victimes de tels agissements peuvent continuer de solliciter des entreprises comme Santa Cruise qui ont pour mission d’éradiquer du web les vidéos et photographies de rapports sexuels mis en ligne à l’insu de leurs protagonistes.

Surveillant en continu les sites pornos, les réseaux Peer-to-Peer ou encore les réseaux sociaux, les salariés de cette entreprise prennent contact avec les opérateurs, au nom de la violation de la vie privée, dès lors qu’ils découvrent un contenu mettant en avant une de leurs clientes…

Reste maintenant à voir si les choses vont réellement évoluer dans les prochains mois !

Soirée Jacquie et Michel ce samedi 18 novembre !

Vos photos du matin du 16 Novembre 2017 !