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La destinée testiculaire de la baudroie abyssale

Du baiser cloacal au cannibalisme sexuel, le règne animal regorge de rites reproducteurs à nous faire réviser notre conception de la passion romantique. Et dans le genre, la baudroie des abysses tient le haut du pavé, puisqu’elle s’est faite une spécialité du parasitisme sexuel. « Parasitisme sexuel », Quésaco ? 

Imaginez : vous errez seul dans l’immensité des étendues pélagiques, à des profondeurs inconcevables, dans l’obscurité totale. Soudain vous l’apercevez, cette petite lueur au milieu d’un océan de misère sexuelle. Miracle ! C’est une femelle, qui n’attend que d’être fécondée. Les probabilités d’une telle rencontre sont si minces que le mâle a opté pour une stratégie très particulière pour s’assurer de transmettre son patrimoine génétique à coup sûr : s’accrocher à la femelle, pour toujours. 

Lors de l’accouplement, le mâle baudroie, beaucoup plus petit, se greffe donc littéralement à la femelle, fusionnant intégralement son système à celui de sa promise. Dorénavant incapable de se mouvoir ou de se nourrir par lui-même, sa survie est alors tributaire de son hôte. Ses fonctions biologiques se réduisent progressivement pour ne devenir, aux yeux de Madame Baudroie, qu’un simple organe producteur de spermatozoïdes ; en clair, rien de plus qu’un ridicule appendice testiculaire pendu au corps d’une partenaire qui en a fait son distributeur personnel de semence

Une perspective à vous faire relativiser votre idéal de relation fusionnelle. Si d’aventure, Messieurs, vous vous sentez émasculé dans votre couple, dites-vous bien ceci : l’inverse pourrait être pire…

Un Anglais sur quatre ne se souvient plus quand il a fait l’amour pour la dernière fois

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