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L’aftercare, pourquoi faire ?

Pour peu que vous soyez sexuellement actif, le concept de préliminaires vous est forcément plus ou moins familier. En effet, cette phase introductive, où l’on s’apprivoise, on s’acclimate au corps de l’autre et à ses envies, fait désormais partie intégrante de notre conception du rapport sexuel. Mais si « l’avant » est aujourd’hui abondamment documenté, qu’en est-il de l’après-coït ? C’est tout le propos de l’aftercare.

Désignant l’ensemble des petits soins d’après l’amour, la notion d’aftercare est à l’origine issue des milieux BDSM, où elle revêt une importance essentielle. En effet, les pratiques érotiques hardcore ne sont rien de moins que des jeux de rôles qui catalysent nos fantasmes les plus tabous. Or, après s’être abandonné corps et âme à ses pulsions les plus inavouables, avoir été cravaché, fessé, humilié et/ou ligoté au passage, il est tout à fait pertinent de s’accorder un instant de tendresse, de câlin et de délicatesse avec son partenaire, le temps de retrouver ses esprits ; en somme, un sas de décompression avant de revenir à la réalité.

Concrètement, le but est de retrouver l’être humain sensible derrière la bête de sexe. Donc, on débriefe, on échange, on prend soin l’un de l’autre, et on met tout en œuvre pour installer une atmosphère chaleureuse, confortable et rassurante après cette vertigineuse séance de débauche. En gros, c’est pyjama en pilou, chocolat chaud, et crème à l’arnica sur les postérieurs tuméfiés

En outre, les usages en cours dans l’univers BDSM sont bien souvent tout aussi pertinents au sein d’une sexualité plus « vanille ». Pourquoi ? Tout simplement parce que le sexe en général est une parenthèse intime qui, pour être pleinement appréciée, gagne à être bornée. Et si les préliminaires constituent l’introduction, l’aftercare, c’est l’épilogue, où tout est bien qui finit bien.

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