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Le mot de la semaine : « Prolapse »

Prolapse n.m. : Je sais ce que certains vont dire : « Qu’est-ce qu’il nous parle de grammaire, celui-là, encore ? » Non, le prolapse n’est pas une figure de style à restituer au bac de Français. Ça, c’est une prolepse, une figure de style rhétorique qui consiste à parler à la place de ses adversaires, citant d’avance leurs objections, pour mieux les réfuter ensuite. Ce premier paragraphe en est un parfait exemple. (Oui, oui, je sais, c’est très fort.)

Le prolapse, quant à lui, est une figure, de style certes, mais quand même vachement moins présentable à un examen national. À l’origine, le prolapse, ou prolapsus, désigne, médicalement, le déplacement anormal d’un organe dans le corps humain. On parle de prolapsus discal (une hernie), de prolapsus mitral, et de prolapsus vaginal et anal. Et, vous l’aurez compris, c’est là que réside tout l’intérêt pornographique du concept. Le prolapse, dans son acceptation porno, est donc une descente d’organe contrôlée, où l’acrobate (à ce niveau, il n’y a pas d’autre mot) qui l’exécute utilise son sphincter pour pousser son anus en dehors de son corps. L’intérêt me direz-vous ?

Aucune idée. Esthétique, peut-être. Les Américains surnomment la pratique « rosebud », « bouton de rose » dans la langue de Molière, rapport à l’aspect rouge et fripé de l’organe ainsi exposé. De là à en faire un bouquet…

En tout cas, si un jour vous en avez l’occasion, ne dites pas « Oulala, mon amour ! On y est allés un peu fort, ton anus pendouille ! » mais « Félicitations, bébé ! Quel magnifique prolapse ! »

De rien.

Les amateurs de bondage plébiscitent « Donald Trump » comme safeword !

Photos du tournage de Nikky Dream