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Le sexe au temps des pharaons

Quand on vous parle de sexe dans l’Égypte antique, vous vous imaginez peut-être passer une nuit torride en compagnie de Cléopâtre et de son harem de danseuses, mais il est temps de redescendre un peu sur terre. Le sexe chez les anciens Égyptiens n’était pas très glamour… Il était même carrément sinistre…

 Avant tout, le coït pour les Égyptiens de l’antiquité se résumait quasi systématiquement à un devoir matrimonial. Il n’était pas question de forniquer à droite et à gauche sans tenir compte du regard de ses pairs, laissons cela aux Grecs et aux Romains… Oubliez donc les orgies ardentes sous le soleil du Caire…

 Afin de pouvoir profiter des plaisirs charnels, les amoureux se mariaient jeune et avec beaucoup moins de cérémonial que de nos jours. Il suffisait d’une simple demande à la mère de la jeune épouse pour que l’union soit sellée. Une fois officiellement autorisés à s’adonner aux joies du culbutage, d’autres difficultés venaient accabler la vie sexuelle des époux…

 Pour madame, le sexe devait se résumer à satisfaire les envies de monsieur, il n’était pas question de montrer son désir… Et si au contraire elle devait se montrer réticente, son mari pouvait lui faire ingurgiter un médicament miracle dont voici la recette : « Enlevez les pellicules du cuir chevelu d’un mort qui a été tué et sept grains d’orge enterrés dans la tombe d’un mort, broyez-les avec dix onces de pépins de pomme. Ajoutez le sang d’une tique d’un chien noir, une goutte de sang de l’annulaire de la main gauche et votre sperme. Broyez-le en une masse compacte, mettez-le dans un verre à vin et laissez la femme le boire… » La perspective d’avaler une telle horreur ne devait pas laisser beaucoup de choix à la malheureuse…  

Tout comme sa femme, le mari se devait d’être performant et les troubles de l’érection étaient un motif valable de rupture. Lorsque les problèmes du cigare de monsieur venaient contrarier les ébats des amants, les solutions médicales n’étaient pas non plus très ragoûtantes… Quand son oiseau bat de l’aile, le mari peut « frotter son phallus avec la mousse de la bouche d’un étalon »…  

Malgré tout, si les relations amoureuses et sexuelles peuvent paraître bien tristes et sordides, certains aspects des relations de couples étaient plutôt positifs et novateurs pour l’époque. Le divorce n’était pas stigmatisé par la société, les hommes et les femmes étaient autorisés à se remarier plusieurs fois.

Un coït filmé par IRM

Le pouvoir des huiles essentielles sur la libido