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Les sextoys à la norme ISO

Les gens ont la drôle de manie de s’introduire toutes sortes d’objets dans les orifices pour leur propre plaisir. De fait, l’industrie du sextoy n’a eu de cesse de se renouveler depuis plus d’un siècle, pour proposer à ses clients des engins toujours plus fous. Or, selon les toubibs, 40% des objets extraits de l’anus des patients qui ont « glissé malencontreusement en faisant le ménage tout nus », sont effectivement des sextoys ; ce qui signifie deux choses.

D’abord et malgré l’offre pléthorique, 6 personnes sur 10 continuent de préférer l’ustensile sexuel improvisé à l’objet manufacturé. Ensuite, il semblerait que même les accessoires spécialement conçus à des fins pénétratives aient une fâcheuse tendance à rester coincés. D’où l’intérêt d’imposer quelques standards de conception dans ce business florissant.

C’est dorénavant le cas, puisque l’International Organization for Standarization, référence en la matière, vient tout juste de pondre la norme ISO 3533, spécialement adressée aux objets « pensés pour la stimulation sexuelle et l’augmentation du plaisir sexuel » (gels, lubs et autres sprays exclus). Les critères pour jouir du fameux sésame sont les suivants :

  • que les accessoires ne puissent rester loger dans un orifice jusqu’à l’intervention d’un professionnel de santé. Dans « jusqu’à la garde », la notion importante ici est justement celle de garde…
  • Que les sextoys pourvus de pièces amovibles soient équipés de systèmes de verrouillage, prévenant la désolidarisation des différentes parties, pour ne pas rejouer l’aventure intérieure.
  • Que les accessoires d’incarcération, type cockring/cage de chasteté, puissent être rompus à l’aide d’outils communs et inertes. Parce que personne ne veut poser ses balloches sur une meuleuse.
  • Que la température des jouets à fonction thermique ne puisse excéder 48 degrés Celsius, seuil de brûlure au premier degré. Ou la nuance entre stimuler et cautériser.
  • Que tous les objets destinés à atterrir sur, ou dans, des parties génitales soient dépourvues de bords pointus et d’arêtes effilées. On cherche un outil de plaisir, pas une trancheuse à saucisson.
  • Que les utilisateurs de machines télécommandées puissent d’eux-même désactiver le monstre, pour ne pas rester prisonnier d’un orgasme en pleine réu’ avec les business partners.
  • Etc., etc.

Et la nouvelle norme ISO de détailler les matériaux, les manuels d’utilisation, les packagings agréés.

Ce n’est pas pour autant que l’offre surabondante de sextoys bas de gamme va soudainement disparaître des sites de vente, mais dorénavant, un label fiable vous permettra de différencier les engins de jouissance sains et sûrs des merdouilles fantaisistes et multicolores qui font le bonheur des services de radiologie…

 

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