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Monstres marins et phallus de baleines

Le monstre du Loch Ness n’en finit plus de faire couler de l’encre. Ce mythe tenace a été maintes fois débunké, la photographie originale dite « du chirurgien » ayant été dénoncée comme un canular par l’un de ses auteurs au milieu des années 90. Pourtant en avril dernier, une nouvelle explication farfelue fait surface pour expliquer la forme indistincte et allongée qui émerge de l’eau : Nessie serait en réalité le zob d’une baleine. Bien que la crédibilité d’une telle affirmation soit en elle-même douteuse – qu’irait foutre une baleine dans un lac d’eau douce ? -, l’hypothèse en soulève une autre : et si les célèbres récits de monstres des mers, ramenés à terre par des marins superstitieux, se basaient en partie sur les érections de nos cousins cétacés ?

On est en 1635, décrivez cette chose…

Serpents de mers jaillissant des eaux ou tentacules ineffables pointant indolemment hors de la surface, il faut reconnaître que, en se replaçant dans le contexte, le chibre d’un cachalot joueur et mutin battant joyeusement les flots puisse évoquer bien des visions cauchemardesques. Ajoutez à cela la rencontre occasionnelle avec une baleine bleue titanesque ou un calamar géant et vous obtenez tout le bestiaire aquatique des mythes antiques. Comme quoi, les légendes naissent parfois de choses simples.

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