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« Pas dans les yeux ! » : soigner les accidents de tir

Celles et ceux qui ont un jour fait l’amer expérience de recevoir du foutre dans les yeux à l’occasion d’un ébat endiablé en garde généralement un souvenir cuisant. Il faut dire que les différents composants de la semence mâle, comme l’acide citrique, le fructose, le zinc et les diverses enzymes, ont une fâcheuse tendance à exciter les terminaisons nerveuses particulièrement délicates du globe oculaire. En clair, ça pique très fort, et souvent longtemps. Or, on a beau faire, tout amateur/rice de finition faciale sait qu’il s’agit d’un risque inhérent à une telle pratique, tant la trajectoire des différents jets s’avère aléatoire. Alors que faire ?

Si l’on omet l’usage de lunettes de protections en plastique transparent, qui s’adresse avant tout aux partisans des jeux de rôles, il faut savoir guérir ce qu’on ne peut prévenir. Et la première règle en cas d’éclaboussure dans le champ visuel, c’est surtout de ne pas frotter. Parce qu’à part étaler la substance sur les zones épargnées, ça n’est généralement d’aucun secours. Tout au plus, on essuiera délicatement les gouttes en suspension qui menacent de se glisser entre les paupières.

Le remède tient en trois étapes : rincer, rincer et rincer. On part à la douche, ou au pire on ouvre un robinet et on verse délicatement de l’eau tiède sur la zone endolorie, aussi longtemps que nécessaire. Et si l’on dispose d’une petite ampoule de sérum physiologique, c’est encore mieux, car moins agressif. Accessoirement, les porteurs de lentilles de contact sont invités à les garder le plus longtemps possible lors de la manœuvre, ces dernières faisant malgré tout office de protection sur la zone couverte.

Une fois la douleur calmée, on surveille les rougeurs et on évite de se maquiller ou d’enfiler ses lentilles tant qu’elles persistent. Si elles durent plus de 24 heures, direction le toubib. En effet, le sperme n’est exempt ni de bactéries ni de virus, susceptibles de provoquer des conjonctivites, ou même de vous transmettre des infections sexuellement transmissibles.

En définitive, se faire dépister, c’est toujours mieux, et travailler sa précision canon en main n’est pas un luxe, pour s’éviter ce genre de situations post-coït très peu érotiques…

Le sexe peut-il être écologique ?