in

Quand les positions sexuelles servent de support à un spectacle de ballet

Lorsque sont évoqués « 69 Positions » ou encore « 7 Pleasures », beaucoup pensent que la conversation tourne autour de l’industrie du porno. Pourtant, il ne s’agit absolument pas des titres des nouveaux films X à mater sur la Toile, mais bel et bien de ceux des œuvres chorégraphiques signées Mette Ingvartsen.

Eh oui, la chorégraphe danoise aime jouer avec les représentations sexuelles sur scène. D’ailleurs, son dernier ballet baptisé To come (extend) fait la part belle aux images sexualisées.

Il faut dire qu’en reprenant un spectacle créé 12 années plus tôt et en lui offrant une seconde jeunesse, Mette Ingvartsen entend montrer combien le sexe a su prendre une place toujours plus importante au sein de notre société. Cette tendance s’illustre sur scène par une augmentation du nombre de danseurs présents puisque s’ils étaient 5 dans le ballet originel, ils sont désormais 15 à prendre des postures plutôt coquines.

S’intéressant à la relation entre la sexualité, la nudité mais aussi le plaisir, Mette Ingvartsen a voulu avec cette extension du spectacle To come aller encore plus loin dans ses réflexions. Et cela se vérifie dès la première partie du spectacle où 15 corps sont figés dans un espace totalement blanc en adoptant des positions sexuelles.

Allongés sur le dos, cambrés à quatre pattes ou encore jambes écartées, les corps montrent que la représentation de positions sexuelles peut être un véritable art, même si la suggestion de l’orgie est bien réelle.

Dans la seconde partie du spectacle, le plaisir est à l’honneur et les danseurs improvisent une chorale qui ne chante que des soupirs sensuels et des bruits de plaisir, l’objectif étant d’atteindre un « orgasme collectif ». Enfin, dans l’ultime partie du spectacle, les spectateurs vont découvrir la mécanique du désir selon la chorégraphe danoise. Ça vaut le coup d’œil !

Réservé à un public averti, To come (extend) est en tout cas un ballet particulièrement original qui tourne un peu partout en Europe après s’être fait découvrir du public parisien en octobre lors de représentations au Centre Pompidou.

Téton Tattoo Shop, montrez ce sein…

Les consommateurs de cannabis plus coquins que les autres hommes ?