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Qui hérite de votre sperme à votre mort ?

Imaginez : vous êtes un type prévoyant. Pour vous assurer de produire une descendance même en cas d’accident de la vie, cet élégant euphémisme employé par les sociétés d’assurance pour justifier leur ponction mensuelle, vous avez fait congeler votre semence. Comme ça, si un beau jour vous n’êtes plus en mesure de hisser le chapiteau, vous pourrez malgré tout mettre un polichinelle dans le tiroir de madame. Sauf que crac ! Quelques mois plus tard, vous calanchez brutalement suite à un bête accident de jardinage (On vous avait pourtant dit de ne pas débrider le moteur du rotofil…). À qui revient alors la garde des orphelins de vos orphelines ?

Cette question pour le moins délicate a été récemment débattue par la Haute Court de Calcutta, sollicitée par le père d’un défunt qui souhaitait voir la contribution séminale lui être restituée, à la défaveur de l’épouse de son fils. Une demande rejetée par le tribunal qui a accordé l’entière disposition des paillettes à la veuve.

En France, le dossier n’est pas moins complexe, puisque de nombreuses affaires du genre ont été portées devant les tribunaux. Or, outre une restitution accordée en 1984 à la veuve d’un regretté donateur, toutes les demandes se sont soldées par un ordre de destruction des gamètes conservés, à l’initiative des lois bioéthiques adoptées en 1994. La France interdit en effet de pratiquer l’insémination post-mortem. Aussi, à moins d’avoir planqué ses nageurs dans le bac à glaçons du congélo, en cas de décès prématuré, votre patrimoine génétique sauvegardé est condamné à disparaître avec vous.

Moralité : usez de votre semence tant qu’il est encore temps.

Mal au crâne après l’orgasme ? Voilà pourquoi !

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