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Orgasme : quand la simulation stimule…

On pourrait machistement croire que cet article ne s’adresse qu’aux dames. Messieurs, ne faites pas les innocents, ça nous est tous arrivé. Vous savez, cette partie de jambes en l’air avec une belle inconnue qui s’annonçait mémorable, et qui finit par ressembler, sans trop qu’on sache pourquoi, à une manche de mikado avec mamie : c’est long, chiant, et on est tellement maladroit qu’on finit par expédier tout ça pour aller jouer à la Playstation dans le salon. Du coup, on crispe la mâchoire, on révulse les yeux, on secoue le bassin comme un acteur porno, bref, on simule.

Eh bien, rassurez-vous. On a enfin une excuse bien égoïste pour simuler l’orgasme : selon une récente étude du Journal of Sexual Archives, simuler augmente les chances de jouir pour de vrai. Et en fait, la raison est assez simple, un peu entre la méthode Coué et l’Actor Studio : en se mettant en condition pour imaginer l’orgasme parfait, on interroge ses propres sensations sexuelles, du coup, on lâche prise vis-à-vis de l’aspect performatif de la chose, pour s’abandonner au plaisir. Et c’est un cercle vertueux, puisque le partenaire, voyant l’autre excité, est lui aussi plus excité. Et ainsi de suite, et réciproquement, jusqu’à l’explosion !

Bref, si un jour, au plumard, c’est pas top, jouez-la Daniel Day Lewis dans un biopic de Rocco Siffredi. Faites-en des caisses, visez l’Oscar. Et au pire, même si ça ne vient pas, ça vous laissera quand même un super souvenir…

Photos de tournage de Jessyca Wilson (Love Hotel)

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