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Spermatozoïdes et nanotechnologies

Le sperme, c’est fascinant ! Si, si, on vous jure. Vous en connaissez beaucoup, vous, des cellules douées d’auto-propulsion, capables notamment d’escalader à contre-courant les parois glissantes d’un utérus ? Eh bien justement, les compétences motrices du fluide sexuel pourraient bien être au cœur des futures avancées de la bio-ingénierie, comme le suggèrent deux projets à l’étude.

Des hélices pour les spermato feignants

L’anesthezoospermie est une condition médicale qui affecte la mobilité des plongeurs de l’amour, les rendant incapables de rejoindre l’ovule. Or, les chercheurs de l’Institut des NanoSciences Intégratives de Dresden, en Allemagne, seraient parvenus à concevoir un petit moteur d’appoint pour soutenir l’effort des nageurs. Il consiste tout bêtement en une microscopique spirale de métal qui entoure la flagelle et se déplace par électro-magnétisme jusqu’à l’ovule. Les coûts d’une telle solution seraient ainsi bien moindre que les autres options de fécondation artificielle, mais l’impact du métal sur le métabolisme de la femme fécondée reste malheureusement trop mal connu pour passer aux essais cliniques.

Des robots-spermatos médicaux

Plutôt que les réparer, les chercheurs de l’Université de Cornell dans l’état de New-York, aux Etats-Unis, ont pris le parti de copier la prodigieuse mobilité des spermatozoïdes à des fins médicales : acheminer des médicaments à un endroit précis du corps, en s’inspirant notamment de leur capacité à remonter le courant. Le défi se nichant dans l’énergie nécessaire à la propulsion des petits robots, les scientifiques ont pondu une solution astucieuse : piéger des bulles d’air dans le corps de l’engin et le piloter par ultrasons, en comptant sur la vibration du gaz pour créer un flux de poussée. Et ça marche !

Alors, qui aurait cru que les biotechnologies progresseraient en allant se faire foutre ?

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