in

Sujet Sexo : Petite histoire de fesses

Le fessier féminin rayonne depuis toujours, de son immense charge symbolique, sur notre culture et notre histoire. Aujourd’hui, dans nos fantasmes, les galbes des fesses féminines ont désormais détrôné les gros seins ! Le porno, reflet des fantasmes de notre temps, décline des milliers de vidéos dans la catégorie twerk et big butts. Et l’on redécouvre, comme le disait Sartre, que l’univers tourne autour d’une paire de fesses. Nous avons tenté de faire le tour de la question…

AUX ORIGINES…

L’une des plus anciennes paires de fesses est celle de Lucy, australopithèque afarensis qui parcourait la savane il y a trois millions d’années, sur le territoire de l’actuelle Éthiopie. Les fesses commencèrent à se développer chez l’homme à cette époque, lorsque nos ancêtres se dressèrent sur leurs pattes arrières.

La marche bipède eut des conséquences considérables sur le fonctionnement du corps humain : libération des mains, développement du cerveau, et apparition des fesses. Sur le plan sexuel, un bouleversement se produisit. Après avoir opté pour la station debout, la femelle ne pouvait plus présenter ses fesses au mâle comme lorsqu’elle se déplaçait à quatre pattes. Le code de signalisation sexuel passerait désormais par le devant du corps. L’homme commença à copuler non plus par derrière, mais de face. Ce qui explique qu’aujourd’hui, les femmes usent de maquillage pour colorer les lèvres et leur visage, comme réplique des lèvres de leur sexe désormais caché.

Quand aux fesses, elles sont évoquées par d’autres rondeurs, celles des seins. La femme devient enfin « équilibrée », susceptible d’exciter les hommes aussi bien de face que de dos.

HOMMES ET FEMMES : D’UNE HEUREUSE INÉGALITÉ.

Pour être belles, les fesses masculines se doivent d’être fermes et musclées. Chez la femme, les muscles ne suffisent pas à faire un joli fessier. La beauté des fesses est aussi déterminée par une répartition équilibrée des masses graisseuses. Cela s’explique par une différence biologique fondamentale. Les femmes ont deux fois plus de cellules graisseuses que les hommes (40 millions
pour les femmes en moyenne, 20 millions pour les hommes).

Leur répartition est, elle aussi, inégale. Chez les hommes, la graisse se concentre principalement autour des organes vitaux. Les femmes, au contraire, sont biologiquement déterminées pour « stocker » la graisse sous la peau, surtout au niveau des hanches, des fesses et des cuisses.

Certains biologistes expliquent ce stockage de graisse comme une sécurité pour la femme, et pour ses enfants. Cette « réserve » avait chez nos ancêtres une fonction précise : la femme pouvait aller y puiser en cas de pénurie alimentaire. L’attrait pour les fesses dodues a longtemps relevé de critères aussi utilitaires qu’esthétiques. Encore que ces derniers soient peut-être les seuls dont
l’homme soit vraiment conscient.

Le rapport taille/hanches demeure, pour les hommes, un critère d’attirance intemporel et transculturel.

Les fesses féminines ne doivent pas seulement être rondes : si elles sont mises en valeur par une taille fine, c’est encore mieux. Là encore, il ne s’agit pas seulement d’un critère esthétique. Ainsi, les biologistes ont remarqué que le rapport taille/hanches demeure, pour les hommes, un critère d’attirance intemporel et transculturel. Si ce rapport est compris entre 0,6 et 0,7, les hanches féminines portent une promesse de fécondité. Vous trouvez ça futile ? Pourtant, c’est la survie de l’espèce qui est en jeu !

LE TRIOMPHE DU « BIG BUTT »

Le troisième millénaire s’ouvre sur une glorification des formes féminines. La religion de la minceur commence à avoir du plomb dans l’aile ! La garçonne des années trente ou l’androgyne des années soixante-dix sont totalement oubliés. Le cul se doit d’être rond comme un cœur renversé.

Ceci ne vous aura pas échappé : les femmes que l’on n’aurait jamais vues en couverture des magazines, il y a quelques années, y triomphent aujourd’hui ! Dans les clips de rap, sur les tubes porno, les bimbos remuent leurs rondeurs épanouies en gros plan, balayant d’un coup de cul bien
senti tous les diktats de la minceur que modeux et autres publicitaires ont tenté, pendant des décennies, de nous imposer. Cette mode du sexy booty, venue des États-Unis, s’impose peu à peu sur toute la planète…
Quand la sculpturale Amber Rose pose les fesses à l’air sur Instagram, c’est la planète entière qui frémit ! Sur du R’n’B, Jennifer Lopez secoue son fessier rebondi (assuré pour 27 millions de dollars), tandis que Kim Kardashian (dont la célébrité a démarré, rappelons-le, grâce à une sextape édité par Vivid), ne perd pas une occasion d’exhiber son postérieur XXL. Souvenez-vous, notre Jean-Paul Goude national était tombé sous le charme, pour la couverture d’un magazine…

Marlène Schiappa, dans son ouvrage Osez l’amour des rondes (éd.La Musardine, 2011), affirme qu’en Amérique, les rondeurs sont revenues à la mode depuis que « les WASP aux petits culs se sont reproduits avec des Latinas à gros seins (62 % des Mexicaines sont en surpoids et 24 millions d’entre elles sont considérées comme obèses), des Cubaines à la chute de reins rebondie, des African-American aux fesses en angle droit, des Italo-Américaines à cuisses rondes et des Pakis aux petits ventres ! » Cette mode serait donc la conséquence directe du métissage des peuples…

Dans le X, les « gros culs » sont devenus une niche, au même titre que les « gros seins ». Une vieille histoire, quand on pense à l’inventeur du gonzo, John Stagliano, dont le surnom « buttman » en dit assez long sur son amour du fessier féminin… Chez les fans de X, beaucoup vouent un culte aux fessiers imposants de Naomi Russel, Lisa Ann ou Abella Danger, mais aussi des hardeuses black ou des shemales latines !

Inspiré du mapouka, danse traditionnelle de Côte d’Ivoire, par le bounce de la Nouvelle-Orléans, mais aussi par le twist et le jerk qui composent son nom, le twerk, d’abord popularisé par le hip-hop, fait bouger toutes les plus belles fesses des stars de la variété et du R’n’B ces dernières années. Le principe est simple : il s’agit pour la fille de s’accroupir en secouant les fesses. Plus rond sera le
fessier, plus suggestif sera le twerk. Beyoncé, Shakira, Rihanna, Niki Minaj et Miley Cirus ont fait du twerk la danse incontournable des années 2010. « Fuck the skinny bitches! » (« j’emmerde les salopes maigrichonnes ! ») chante la volcanique Niki Minaj, dont le clip Anaconda rend un vibrant hommage aux postérieurs les plus confortables !

Très prisé par les strip-teaseuses, le twerk a vite fait de coloniser le territoire porno. De nombreuses scènes s’ouvrent sur des fesses huilées qui s’agitent en rythme… Une micro – niche est même apparue : le « twerk on dick »…

Dans le X, les « gros culs » sont devenus une niche, au même titre que les « gros seins ».

On devine que les féministes s’insurgeront d’une seule voix, avec Lily Allen : « don’t need to shake my ass for you cos I got a brain » (« pas besoin de remuer le cul pour toi, car j’ai un cerveau »), on sera tenté de leur répondre : premièrement, que Lily Allen ne se prive pas – même au second degré – de remuer son cul dans son clip Hard out there, et que deuxièmement, les fesses rondes vont souvent de pair (oui, c’est facile…) avec un caractère bien trempé. Celle qui assume ses formes est généralement une femme de tête, fonceuse, indépendante et sexy, à l’instar de ces twerkeuses se secouant l’arrière boutique, fascinant les hommes mieux que des charmeuses de serpent.

Aujourd’hui, les femmes ont compris que l’issue du combat pour l’égalité avec les hommes ne doit pas mener à l’androgynat. Non, loin de ressembler à un mec, la femme cambre les reins et ondule de la croupe, sûre d’elle et de son pouvoir… Le « goût du revers », comme le chantait Mylène Farmer, « n’a rien de pervers »… Et les hommes n’en reviennent pas.

Retrouvez la suite de cet article dans le magazine JACQUIE ET MICHEL MAG N°2

Lire la suite

Enquête à la Navy après qu’un pilote a dessiné une bite dans le ciel !

Les pratiques sexuelles les plus biscornues (partie 1) !