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Une pougnette par jour, le défi bien-être de janvier

C’est un fait, le premier mois de l’année est invariablement morose. Difficile de reprendre le rythme dans la joie et la bonne humeur après les grands rendez-vous festifs des dernières semaines. Le sapin autrefois si chatoyant commence à tirer la gueule, les amis et la famille repartent dans leurs contrées lointaines, le Tupperware du midi fait pâle figure à côté de la dinde aux marrons. Bref, c’est la déprime, en témoigne les différentes études sur le sujet.

Et c’est justement pour contrer le blues de janvier que la sexologue britannique Ness Cooper propose un programme bien-être aussi insolite qu’intensif : se masturber une fois par jour ; une directive plus spécialement destinées aux femmes, généralement moins portées sur l’onanisme que ces messieurs. Aussi, la spécialiste agrémente son argument de quelques conseils adressées aux profanes de la branlette.

L’idée est avant tout de se sentir bien, de se faire du bien. Inutile donc de se trifouiller frénétiquement la boîte à bijoux en rentrant du boulot comme pour se débarrasser d’une corvée. Il convient de prendre son temps, de découvrir son corps, de vivre un petit moment de plaisir rien que pour soi.

Dans la foulée, le docteur Cooper met en garde contre l’obsession de l’orgasme qui fait perdre de vue l’objectif final même se révéler contre-productive. En effet, il s’agit de ne pas prendre le propos à l’envers. Le but de l’exercice est d’évacuer le stress et le spleen par le plaisir physique et sexuel, pas de se mettre la rate au court-bouillon pour jouir à tout prix.

En suivant ce programme assidûment, on cultive donc de petits instants de bien-être quotidiens, une sorte d’éclaircie au milieu de la grisaille. La branlette comme antidépresseur, une idée qui a de l’avenir et qui pourrait bien à terme concurrencer l’impact délétère du No Nut November sur le moral des gens.

Faut-il jeter ses préservatifs dans les toilettes ?