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Une ville suisse obligée de créer une maison close !!

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Quand la Justice applique le droit, c’est – heureusement – très souvent à bon escient : la plupart des décisions sont donc normales et justifiées, et sont prises avec le plus grand sérieux.

Mais parfois, il se peut que cette Justice ne prenne pas en compte d’autres facteurs plus abstraits, alors qu’ils pourraient (devraient) rentrer dans la réflexion pour la décision : le bon sens ne l’emporte malheureusement pas toujours…

C’est le cas de cette affaire qui a secoué une ville de Suisse, près de Lausanne : le maire avait dans un premier temps refusé qu’une ancienne boîte de nuit soit réhabilitée en club de massage/strip-tease/maison close.

Dans le projet initial, la personne qui avait déposé le permis de construire n’avait pas fait de mystère quant à ses projets futurs : création de trois cabines de massage ainsi que d’une douche en sous-sol.

Le maire, suivi à l’unanimité par ses conseillers, avait alors refusé que le permis soit délivré : le propriétaire de l’ancienne boîte de nuit avait alors porté plainte et demandé réparation.

Et là, grosse surprise, car la cour de justice compétente a rendu un verdict pour le moins curieux : il n’y avait aucune raison pour la mairie de refuser le réaménagement de l’ancien club en bordel !

Le hic aurait pu être que l’établissement de nuit était à proximité d’une école, d’une église et qu’il était en plein centre de la ville : ces arguments ont été balayés du revers de la main par les juges, estimant notamment que « la clientèle des établissements de type cabaret ou night-club, plus âgée que la moyenne, recherche plutôt la discrétion en raison du contenu des spectacles. »

Sans parler que pour eux, la prostitution était chose fréquente bien avant cette affaire : « Il était notoire que la prostitution, certes non autorisée, s’y exerçait déjà d’une manière visible et intense, puisque les studios situés aux étages supérieurs de l’immeuble servaient à cette activité. »

Pour finir dans cette histoire, la mairie a donc été condamnée à payer 2500 francs suisses de dommage et intérêts au patron de la maison du bonheur…

Le string n’a plus la côte chez ces dames !!

Des touristes danois qui n’ont pas froid aux yeux (ni ailleurs) !!